Parce que c'est pas toujours simple... On me reprochera plus de pas donner de nouvelles !
Bienvenue à Cuba, le pays où il manque presque de tout, partout (cf à la révolution castriste de 1959) !
Premières impressions de la Havane : tous mes sens sont assaillis.
LA VUE, par les immeubles pastels, les autobus bondés bariolés, les cubains au goût prononcé pour les vêtements de couleur vive (d'ailleurs, il n'est pas rare ici de rencontrer des gens en jaune de la tête aux pied [oui ! même les sandales]. Le jaune, c'est hype, à Cuba)
L'ODORAT, par toutes les effluves variées qui se mêlent : fumées de cigares, cuisine créole, fosse septique malheureusement trop souvent,... sans parler des épaisses volutes de fumée noire qui sort des pots d'échappements, qui rendent l'air difficile à respirer.
L'OUIE, par le niveau de décibels qui atteint des reccords : tout est sujet à augmenter le volume sonore de cette ville, à commencer par les moteurs de vieilles yankee des années 50 qui bourdonnent et ronronnent comme d'énormes usines (on les appellent d'ailleurs "màquinas" ici). Puis les klaxons tonitruants, sirènes chantantes ou autres alarmes grinçantes. Car, oui, dans cette ville, les passages-pietons sont rares, et ça grouille de monde, qui traverse la voie inopinément. Les voitures ne ralentissent pas pour autant ! Et vu le prix exorbitant de l'essence à Cuba (comme en France, certes, mais n'oublions pas que Cuba est un pays socialiste et est donc misérablement incomparable), j'en suis venu à la conclusion que ça devait être lié ?! [qu'ils évitent de ralentir au maximun... vous suivez ?]
Puis, tous les cafés attenants sur rue, avec les groupes de musiques locales : contrebasse, guitare, congas, et maracas au minimun. Avec en option, flûte, trompette, violon, grand voix suave ou puissante.
LE TOUCHER et LE GOUT, sont un peu moins agressés. Si ce n'est la moiteur des choses [la crasse de l'eau de la douche à la fin de la journée !] ou le goût du rhum (el ron) et du poulet (el pollo) présents dans tous les cocktails pour l'un et les spécialités culinaires pour l'autre. [du moins celles que j'ai goûté, puisque je n'aime pas le cochon, el cerdo]