Parce que c'est pas toujours simple... On me reprochera plus de pas donner de nouvelles !
Et c'est reparti pour une troisième semaine au rythme sénégalais...
Au fil du temps, on commence à gérer avec nos petites phrases de wolof apprises à la va-vite. Biensûr on ne connaît que les questions récurrentes ("lève la tête", "mal ?"...), on ne peut donc surtout pas se passer d'interprètes. Malheureusement, Sal doit quitter le village pour rejoindre un chantier ailleurs. On lui offre des shorts, une casquette et des tee-shirt en échange de son aide.
On commence légèrement à saturer d'être pris pour des porte-monnaie à pattes, mais à la fin de (presque) chacune de nos interventions * , nous pouvons observer chez les auditeurs et les dépistés une certaine
satisfaction de ce que il venait d'apprendre. Et nous, forcément, ça nous rendait contents aussi !
L'exemple typique serait la séance de dépistage réalisé à Beloko le jeudi 09 août. Trois garçons se sont proposés à nous aider pour traduire, (après négociations) ils l'ont fait bénévolement. Et au fur et à mesure des passages, ils nous posèrent plus de questions, comprenant petit à petit l'importance de la prévention...
Ou un autre exemple : celui d'une causerie face aux orphelins de l'école coranique, le lendemain. Bouri nous a mené au grand arbre où tous ces petits garçons nous attendent impatiemment assis. Dès le départ, tous ces jeunes étaient captivés, ils ont tous participés, étaient tous volontaires à faire nos travaux pratiques (la démonstration du brossage).
* presque toutes ! Y'en a eu 1 ou 2 foireuses malheureusement ; genre celle où Khadi ne traduisait qu'une phrase sur 5 devant des petiots qui ne comprenaient pas un mot de français... Aargh, mauvaise souvenir, où on a peut-être perdu de la crédibilité auprès des mamas présentes.


