Parce que c'est pas toujours simple... On me reprochera plus de pas donner de nouvelles !
Ce week-end, nous décidons de rester à Thiolom, histoire de profiter des derniers moments dans le désert.
... La poisse ! Il pleut tout le week-end, on est tous amorphes ou presque. Heureusement, on a les djembés et un bon prof ! Puis on a aussi des bouquins des coussins et de bons anti-moustiques...
Lundi 13 Août :
Bref, le soleil revient. Direction Kébémer !
Et finalement, heureusement qu'on est pas parti ce vi-kend (sic !).
Sans ça, on aurait jamais assisté à une crise-panique générale dans toute la famille N'Diaye, habituellement si stoïques, face à un serpentino (c'est un petit serpent). On ne serait jamais tombé en rade en ambulance en plein milieu de rien. On aurait jamais pratiqué l'auto-stop sauvage. Ni monter sur le toit d'un taxi-brousse et voyager aux côtés d'une brebis.
Et tout ceci rien que pour l'aller !
Le lundi à Kébémer, c'est la folie ! Il y a du monde partout, et, forcément, on commence alors par se perdre tous de vue... J'aime beaucoup observer les passants, ils ont tous sorti leurs beaux habits. Nous ne sommes pas habitués à autant d'agitation. Les vendeurs ambulants vendent de tout et n'importe quoi ("balle100Fballe100Fballe...", ou celui qui vend des bonnets de bain !!). Oh ! un griot (ou un marabout ?) armé de tous ses gri-gris, puis un petit groupe de bourgeoises des brousses se déplaçant vers la bijouterie, et... wow le vélo customisé...
Finalement après maintes péripéties, des rencontres incongrues (on commence à connaître du monde mine de rien !), quelques courses, et quelques trocs, nous décidons de rentrer à Thiolom en taxi-brousse. Hé ! Dans une cabine de seulement 1m50 x 1m30, on a réussit à caser 17 personnes, et pas des fluets !! Pas utile de préciser qu'il faisait un peu chaud !
Après notre ultime repas à Thiolom - alléluia ! c'était pas du Thiep'Bou'Diene - Moussa et Martine, qui travaillent pour l'association qui nous a permis ce voyage, viennent nous récupérer. Super convoi ! On a eu beau se débarrasser de toutes les brosses à dent et le matériel médical apporté, on a su combler nos sacs de souvenirs et autres trucs à touristes. Et je parle pas des djembés !
Des aurevoirs tristes, des photos de groupes, de jolies expressions sénégalaises (de la part de Waly), et c'est la fin de la mission !
Dans le van, on a beaucoup de choses à raconter, dont les problèmes auxquels on a été confrontés, tels que le transport, la traduction... et leur prix, pricipalement. Martine se montre très compréhensive et très ouverte à beaucoup d'adaptations pour la suite.
De retour à la villa de l'association, on se pose enfin. Petite soirée sympa en vue...