Parce que c'est pas toujours simple... On me reprochera plus de pas donner de nouvelles !
Eh oui, cet été, je suis partie avec 4 collègues de cours, au SENEGAL. Et j'ai pensé à retranscrire quelques passages choisis du journal de bord… pour partager ce voyage qui m'aura marquée à vie.
Après 5 heures de vol, l’excitation monte, nous atterrissons à Dakar à 20h47, heure locale. Température ambiante : 29°C, pression atmosphérique : des tonnes, hydrométrie : moite (et poisseux). Ça y est, nous y sommes !
Accueillis par Moussa, et encore tout chamboulés par cette énorme pagaille que génère l’arrivée de 3 charters à l’aéroport Léopold Senghor Sendai, nous parvenons tant bien que mal à extirper nos sacs des grandes mains des porteurs insistants et à nous faufiler jusqu’à la voiture. […]
Sur le trajet vers le local de Visa Santé, tandis que nos yeux ébahis apprécient le décor, nous sympathisons rapidement avec Moussa qui s’avère être un gars génial dont l’extrême stoïcisme apaiserait n’importe quel pauvre petit étudiant fraîchement débarqué.
A la villa, le bissap* d’accueil nous est servi bien frais… Mmmh, c’est trop bon ! Puis, c’est sommeil bien mérité pour tout le monde, dans l’une des 3 chambres avec lits superposés équipés de draps et moustiquaires. On dort comme des bébés.[…]
05h du matin, réveillés par le Muezzin et les coqs autochtones, nous nous rendormons, faux départ. Nous attendons le retour du van (toujours par monts et pas vaux, de toutes façons) vers 9 heures.
Nous apprenons enfin que nous partons pour le village de Thiolom Fall, et que Mamadou sera notre chauffeur.
Nous passons par Thiès, magnifique ville blanche, puis Kébémer, avec entre temps : beaucoup (mais beaucoup, alors) de savanes où se dessinent de majestueux baobabs un peu partout… Nous en profitons pour améliorer notre wolof grâce à Mamadou.
Arrivés au village, nous découvrons que la case de l’Infirmier Chef de Poste est occupée. Nous nous voyons alors contraints d’investir la maison communautaire… heureusement que nous avons chacun un lit picot (achetés à Carrefour en toute dernière minute pour la modique somme de 9 euros !). Et en plus, ils tiennent la route ! Rien ne peut désarmer notre enthousiasme !
Sally, la fille de l’ICP nous sert son fabuleux « Tiep’Bou’Diène », le plat traditionnel sénégalais (attention ça arrache), avant que nous ne retournions à la case communautaire pour installer nos moustiquaires sous le regard intrigué de Morou, le gardien des lieux. Nous nous réapprovisionnons en eau chlorée et décidons de faire le tour du village.
[…] Immédiatement, nous sommes interpellés de toutes parts : le conseil des vieux, Doudou nous invite à boire un lait chaud à la menthe chez lui, ou encore Morou, pour déguster son savoureux café… Nous assistons aux chants, très gracieux et pleins d’entrain, des femmes mariées. Nous procédons à (d’interminables) séances photos des gamins qui jouent sur le bord de la route… Nos premières impressions sont plus que positives. Cette fin de soirée est super agréable, emplie de jovialité, rires et bonne
humeur. La communication s’avère quelque peu fastidieuse mais il nous semble que la plupart des personnes rencontrées ont une bonne éducation sur l’hygiène et l’environnement… Reste à observer ce que ça donne en pratique. Et, nous sommes ravis de nous être déplacés jusqu’ici pour le faire.
La suite plus tard… Nos estomacs tiendront-ils le choc (épices, eau courante bue par mégarde, etc.) ? Résisterons-nous aux assauts incessants de cette horde de moustiques féroces et autres petites bébêtes sanguinaires durant cette nuit-ci ?… et tant d’autres réponses aux questions que TOUT LE MONDE ENTIER se posent dans le prochain épisode.